HISTOIRE-LIP

Historique de la célèbre marque horlogère LIP, née à Besançon, et rachetée par Jean-Claude Sensemat en 1990, à la barre du tribunal de commerce de Besançon. Il relate cette épopée dans son livre "Comment j'ai sauvé LIP". Il relance la marque avec succès et la revend en 2016.

Historique

  • 2018

    vaste communication « Lip made in France » dénoncée par le journal Le Monde du 27 novembre 2018 « la France fut un pays horloger majeur de la fin du Moyen Âge jusqu'aux années 1970, quand des faillites en série précipitent la fin de cette industrie florissante, qui avait Besançon pour capitale et Lip pour fleuron (aujourd'hui, toutes les montres Lip sont entièrement réalisées en Asie). Vouloir fabriquer en France est surtout une démarche « éthique », estime Alain Marhic, pour qui l'argument marketing ne tient pas : « En magasin, si l'on se réfère aux cinq critères qui font acheter une montre, le made in France est classé en quatrième ou cinquième position. Ce n'est pas la première impulsion sur notre créneau de produit et de prix. » La revendication nationale sert surtout à retenir l'attention du public, tel Routine, qui « insuffle une révolution à la française ». Mais une montre totalement ou même largement fabriquée en France reste un voeu pieux, rouge, blanc et bleu.» Par David Chokron Le Monde

  • 2017

    JLB Brand accorde une licence temporaire, avec l'accord de Jean-Claude Sensemat, à la société SMB de Châtillon-le-Duc . Elle est dirigée par Philippe Bérard et propriétaire associé de Action Pacific Limited (Hong-Kong), important fabriquant de montres en Chine.
    Philippe Bérard (SMB) communique sur le montage de montres LIP à Besançon et axe son action commerciale vers les horlogers-bijoutiers, à grand renfort de publicité.

  • 2016

    Jean-Claude Sensemat, l'homme d'affaires français, devenu citoyen canadien, vend la marque Lip à son licencié Jean-Luc Bernerd, Président de JLB Brand.

  • 2002

    Jean-Claude Sensemat confie la licence de la marque LIP à Jean-Luc Bernerd, qu'il aidera financièrement à créer MGH (Manufacture Générale Horlogère), qui assurera la continuité de la distribution de la marque horlogère.

    Jean-Claude Sensemat assure avec sa société française, Capitole & Cie, le suivi, le dépôt, les renouvellements de marques, modèles et de brevets de Lip. Il assure la surveillance anti-contrefaçon et les contrôles pour Lip à travers le monde.

  • 1999

    les Amis de Jean MERMOZ ont remis à Jean-Claude Sensemat l'horloge du tableau de bord de l'avion de Jean MERMOZ. Celui-ci la fit décliner en montre bracelet. En effet, dans les années 30, LIP accompagnait Jean MERMOZ dans son aventure aéropostale en équipant d'une horloge de bord son Laté 300 "Croix du Sud".

    En hommage à la grande amitié qu'il avait nouée avec Fred LIP, il élaborera une collection haut de gamme, au nom de ce créateur de génie, avec lequel il entretenait une relation filiale.

  • 1990

    Jean-Claude Sensemat reprend les activités de la marque et fonde la société LIP France.
    Jean-Claude Sensemat a su très rapidement redonner les couleurs du profit à la plus glorieuse marque horlogère Française en rachetant à la barre du Tribunal de Besançon, devant Cartier, du groupe Richemont, la marque LIP, si chère aux coeurs des Français.

    La presse écrite nationale l'ensemble des médias ont immédiatement salué cette acquisition. Jean-Claude Sensemat réédite les modèles historiques de LIP et notamment celle portée par le Général de Gaulle, ou la T18 que le Gouvernement Français a offerte à Winston Churchill. Il fit réaliser la montre Napoléon.

    En effet, en 1807 Emmanuel Lipmann, alors établi à Besançon, crée une montre à gousset avec remontoir à clé. Les habitants de Besançon l'offrirent à Napoléon Bonaparte lors du passage de l'Empereur dans leur ville.

    Au niveau marketing, Jean-Claude Sensemat accepta que les montres LIP soient offertes par la presse, en prime pour un abonnement, notamment en premier lieu avec le Nouvel Observateur puis par la presque totalité de la presse Française. Jean-Claude Sensemat rentrera dans l'histoire horlogère en offrant le modèle du Général de Gaulle à Bill Clinton pour la commémoration du cinquantième anniversaire du débarquement des alliés de la France.

    Le Président Américain la portera et correspondra directement avec Jean-Claude Sensemat. Bill Clinton en parlera lors d'interview notamment avec Newsweek. Le modèle du Général fut aussi offert à Lee Teng Hui premier Président Chinois, élu démocratiquement à Taipei.

    Ne voulant pas oublier le Continent Africain, Jean-Claude Sensemat la fit offrir à Matthieu Kerekou, alors Président du Bénin. Dans le cadre d'une cérémonie privée, Jean-Claude Sensemat remit la montre Historique du Général à Jean-Pierre Raffarin, Ancien Premier Ministre Français ainsi qu'à son ami Jacques Cresson dont son épouse, Edith Cresson, Ancien Premier Ministre, la porte fidèlement. Il renoua la collaboration avec Roger Tallon, célèbre designer du TGV et créateur historique de modèles pour LIP.

    Pour le show business il créera des montres Johnny Hallyday, Highlander. Dans le domaine sportif Patrice Martin un des champions alors des plus titré du pays a été partenaire de la marque, une LIP a été offerte à Serge Blanco à Fleurance dans le Gers.

  • 1980

    Le personnel s'organise en coopérative ouvrière mais ni les commandes, ni les moyens financiers ne sont là pour relancer la société. Ce sera la décennie la plus noire de la marque.

  • 1976

    Surgissent tous les problèmes sociaux et syndicaux qui ont défrayé la chronique pendant des années, la prise de possession de l'usine par le personnel, la vente des stocks dite " vente sauvage " ...etc...

  • 1974

    Une société nouvelle est constituée, une nouvelle collection de produits révolutionnaires est créée avec l'arrivée de plusieurs designers notamment Roger Tallon, concepteur des modèles MACH 2000. Mais les investissements sont trop lourds et le redémarrage se fait attendre, c'est le deuxième dépôt de bilan.

  • 1973

    La fabrication des premières montres à quartz françaises voit le jour chez LIP, mais les difficultés s'étant accentuées, c'est le premier dépôt de bilan.

  • 1971

    Toujours précurseur du monde horloger et malgré les premières difficultés financières, LIP présente les premiers prototypes de montres à quartz.

  • 1952

    LIP lance l'" Electronic " (la présence d'une diode est la raison pour laquelle cette montre est considérée électronique et pas électrique). Les premiers modèles sont portés par le Général de Gaulle et le Président D. Eisenhower.

  • 1950

    LIP installe la première ligne mécanique d'assemblage de mouvements.

  • 1948

    Le gouvernement français, fier de la technologie avancée de la société franc-comtoise, offre une LIP modèle T18 rectangulaire en or à Winston Churchill.

  • 1945

    Fred Lip prend la direction de l'entreprise et reconstruit l'usine détruite pendant la guerre. LIP entreprend des recherches pour développer une montre électronique.

  • 1939

    LIP entreprise patriote se met au service de l'armée française, fabrique des munitions et des montres de bord destinées aux avions français.

  • 1914

    L'entreprise en plein essor emploie désormais 150 horlogers et fabrique les premières montres bracelets pour les officiers artilleurs de l'armée Française.

  • 1903

    LIP est une des premières entreprises françaises à investir massivement dans la publicité.

  • 1896

    Le mot LIP apparaît pour la première fois pour désigner le " chronomètre LIP ". Une grande marque est née.

  • 1867

    Son petit-fils Ernest ouvre un atelier de production de montres à Besançon.

  • 1807

    Emmanuel Lipmann, alors établi à Besançon, crée une montre chronomètre. Les habitants de Besançon l'offrent à Napoléon Bonaparte.

Photos

LIP - 25 ANS DE SUCCÈS AVEC JEAN-CLAUDE SENSEMAT

C'est en Janvier 2016 que Jean-Claude Sensemat a cédé la marque Lip qu'il avait acquise en 1990 auprès du tribunal de Besançon devant Cartier qui convoitait aussi la marque.

Finalement, c'est l'exploitant de la licence de la marque qui a eu la faveur, parmi plusieurs prétédants au rachat.

Dès 1990, Jean-Claude Sensemat a re-lancé la marque Lip après la faillite de la société horlogère du Doubs Kiplé qui détenait la marque sans savoir la développer.

Parti de zéro, il installa cette nouvelle activité horlogère à Lectoure dans le dé-partement du Gers où il occupait la place de premier entrepreneur privé grâce à un Groupe d'Import-export d'outillage qu'il avait fondé en 1970.

L'homme d'affaires a su très rapidement redonner les couleurs du profit à la glo-rieuse marque horlogère si chère aux coeurs des Français. Il a fait vendre par ses équipes des millions de montres Lip en France mais aussi à l'international.

« J'ai rapidement compris qu'il fallait rééditer les modèles cultes de LIP, no-tamment celle portée par le Général de Gaulle, le modèle T18 que le Gouvernement Français avait offert à Winston Churchill ou encore faire élaborer la montre Jean Mermoz depuis l'horloge de bord Lip de l'avion le Laté 300 appelé Croix du Sud.»

Puis il y eut cette nouveauté marketing, Jean-Claude Sensemat accepta et encourageât l'idée que les montres Lip soient offertes par la presse, en prime pour un abonnement. En premier il y eu le Nouvel Observateur car Claude Perdriel le patron emblématique du groupe de presse était favorable à l'image que Lip et l'Obs véhiculaient.

Le succès fut tel que la presque totalité de la presse Française adopta cette for-mule :

« Quand l'Obs ou le Figaro offrent une montre Lip, leurs abonnements sont supérieurs que s'ils offrent une autre marque. »
raconte avec fierté l'homme d'affaires.

« Certes cela m'a valu les insultes de certains grands noms de l'horlogerie qui m'accusaient de brader et de dévaloriser le métier. »

Désormais, Il n'hésite plus à livrer son secret :

« Quand j'ai acheté cette marque mythique j'ai demandé à mes troupes de ne jamais se prendre pour des horlogers. Le jeu n'était pas de vendre de simples montres, même parfaites, mais de vendre des Lip, le marketing avant la quincaillerie horlogère. »

En fait de marketing, il y eut la montre du Général de Gaulle offerte à Bill Clinton pour la commémoration du cinquantième anniversaire du débarquement des alliés en France.

Le Président américain ne manqua pas de remercier Jean-Claude Sensemat par une missive venant directement de la Maison Blanche.

Il garda la montre et la déclara dans son patrimoine personnel.

« Pour moi. cette montre ne pouvait qu'être Made in France, d'ailleurs dès 1992 nous l'avons fait fabriquer avec d'autres modèles en France Comté et dans le Haut-Doubs. De plus, nous avons collaboré avec Jacques Braconier, technicien connu et reconnu dans cette région horlogère, pour pouvoir y faire fabriquer de nombreux modèles Lip.»

Jean-Claude Sensemat ne peut parler longuement de Lip sans parler de son Ami Fred Lip :

« Dès la reprise de la marque, je suis allé voir Fred, qui m'a reçu avec son épouse Andrée, pour lui dire que rien ne pouvait se faire sans son expérience historique. Une amitié, une relation très forte est née entre nous et nous nous sommes vu avec bonheur, très souvent jusqu'à son décès, il me manque toujours. »

Jean-Claude Sensemat s'inscrit dans la saga Lip commencée en 1867 par la famille Lippmann qui apporta beaucoup à l'industrie horlogère française.

Lip, sous Fred Lip, employa j'usqu'à 1400 salariés qui furent bien ingrats avec cette famille sous le couvert de luttes syndicales. Ils se faisaient appeler « les Lip.»
Cette expression est toujours restée dans le vocabulaire syndical.

Décidant de s'établir au Canada avec sa famille pour y poursuivre ses activités d'homme d'affaires Jean-Claude Sensemat décide d'accorder une licence de la marque Lip a Jean-Luc Bernerd qui a créé la Manufacture Générale Horlogère (MGH) à Lectoure.

« J'ai été très heureux de mettre le pied à l'étrier de Jean-Luc en lui accordant toutes les facilités financières. Durant toutes ces années, j'ai veillé à ce que l'esprit de la marque Lip demeure conforme à l'esprit des fondateurs et j'ai veillé au suivi et au renouvellement des marques et brevets dans le monde entier ainsi qu'à la lutte contre la contrefa-çon en Asie. »

L'homme d'affaires français, devenu Canadien gère depuis Montréal ses actifs financiers et immobiliers.


La vente de Lip en 2016

C'est en Janvier 2016 que Jean-Claude Sensemat a cédé la marque Lip qu'il avait acquise en 1990 auprès du tribunal de Besançon devant Cartier qui convoitait aussi la marque.

Finalement, c'est l'exploitant de la licence de la marque qui a eu la faveur, parmi plusieurs prétédants au rachat.

Dès 1990, Jean-Claude Sensemat a relancé la marque Lip après la faillite de la société horlogère du Doubs Kiplé qui détenait la marque sans savoir la développer.

Parti de zéro, il installa cette nouvelle activité horlogère à Lectoure dans le département du Gers où il occupait la place de premier entrepreneur privé grâce à un Groupe d'Import-export d'outillage qu'il avait fondé en 1970.

L'homme d'affaires a su très rapidement redonner les couleurs du profit à la glorieuse marque horlogère si chère aux coeurs des Français. Il a fait vendre par ses équipes des millions de montres Lip en France mais aussi à l'international.

« J'ai rapidement compris qu'il fallait rééditer les modèles cultes de LIP, notamment celle portée par le Général de Gaulle, le modèle T18 que le Gouvernement Français avait offert à Winston Churchill ou encore faire élaborer la montre Jean Mermoz depuis l'horloge de bord Lip de l'avion le Laté 300 appelé Croix du Sud.»

Puis il y eut cette nouveauté marketing, Jean-Claude Sensemat accepta et encourageât l'idée que les montres Lip soient offertes par la presse, en prime pour un abonnement. En premier il y eu le Nouvel Observateur car Claude Perdriel le patron emblématique du groupe de presse était favorable à l'image que Lip et l'Obs véhiculaient.

Le succès fut tel que la presque totalité de la presse Française adopta cette formule :
« Quand l'Obs ou le Figaro offrent une montre Lip, leurs abonnements sont supérieurs que s'ils offrent une autre marque. »
raconte avec fierté l'homme d'affaires.

« Certes cela m'a valu les insultes de certains grands noms de l'horlogerie qui m'accusaient de brader et de dévaloriser le métier. »

Désormais, Il n'hésite plus à livrer son secret :
« Quand j'ai acheté cette marque mythique j'ai demandé à mes troupes de ne jamais se prendre pour des horlogers. Le jeu n'était pas de vendre de simples montres, même parfaites, mais de vendre des Lip, le marketing avant la quincaillerie horlogère. »

En fait de marketing, il y eut la montre du Général de Gaulle offerte à Bill Clinton pour la commémoration du cinquantième anniversaire du débarquement des alliés en France.

Le Président américain ne manqua pas de remercier Jean-Claude Sensemat par une missive venant directement de la Maison Blanche.

Il garda la montre et la déclara dans son patrimoine personnel.

« Pour moi. cette montre ne pouvait qu'être Made in France, d'ailleurs dès 1992 nous l'avons fait fabriquer avec d'autres modèles en France Comté et dans le Haut-Doubs. De plus, nous avons collaboré avec Jacques Braconier, technicien connu et reconnu dans cette région horlogère, pour pouvoir y faire fabriquer de nombreux modèles Lip

Jean-Claude Sensemat ne peut parler longuement de Lip sans parler de son Ami Fred Lip :

« Dès la reprise de la marque, je suis allé voir Fred, qui m'a reçu avec son épouse Andrée, pour lui dire que rien ne pouvait se faire sans son expérience historique. Une amitié, une relation très forte est née entre nous et nous nous sommes vu avec bonheur, très souvent jusqu'à son décès, il me manque toujours. »

Jean-Claude Sensemat s'inscrit dans la saga Lip commencée en 1867 par la famille Lippmann qui apporta beaucoup à l'industrie horlogère française. Lip, sous Fred Lip, employa j'usqu'à 1400 salariés qui furent bien ingrats avec cette famille sous le couvert de luttes syndicales. Ils se faisaient appeler « les Lip.»

Cette expression est toujours restée dans le vocabulaire syndical.

Décidant de s'établir au Canada avec sa famille pour y poursuivre ses activités d'homme d'affaires Jean-Claude Sensemat décide d'accorder une licence de la marque Lip a Jean-Luc Bernerd qui a créé la Manufacture Générale Horlogère (MGH) à Lectoure.

« J'ai été très heureux de mettre le pied à l'étrier de Jean-Luc en lui accordant toutes les facilités financières. Durant toutes ces années, j'ai veillé à ce que l'esprit de la marque Lip demeure conforme à l'esprit des fondateurs et j'ai veillé au suivi et au renouvellement des marques et brevets dans le monde entier ainsi qu'à la lutte contre la contrefaçon en Asie. »

L'homme d'affaires français, devenu Canadien gère depuis Montréal ses actifs financiers et immobiliers.


Mélanie Saint-Jean, pour Le Français Magazine

Le livre

Comment j'ai sauvé LIP

LIP est une marque que les Français se sont appropriée car elle a une histoire intime avec presque chacun d'entre eux.

L'histoire LIP s'étale sur trois siècles.

Alors qu'elle avait pratiquement disparu, Jean-Claude Sensemat a jeté son dévolu sur cette marque culte.

L'homme d'affaires raconte pour la première fois la vraie histoire industrielle et économique de LIP, les souffrances de ses vrais patrons propriétaires, qui ont risqué leur épargne, que l'on a bafoués, spoliés.

Jean-Claude Sensemat, en excellent gestionnaire, a su redonner les couleurs du profit à une marque mondialement connue.

Il y dévoile dans cet ouvrage ses secrets, ses recettes, qui ont permis sous sa période (1990 à 2005) de relancer cette Marque.

Des lettres inédites de Fred Lip sont dévoilées illustrant sa pensée ainsi que des poèmes de cet homme d'exception qui a marqué le XX ème siècle dans le monde de l'horlogerie.

Jean-Claude Sensemat est un Homme d'Affaires international, pionnier dans la mondialisation des échanges qui l'ont conduit dès 1975 en Chine de Mao. Repreneur de plusieurs marques cultes, dont LIP, Il livre ici son expérience.